La lettre d'une amie qui m'a fait chaud au coeur

J’ai faim…
J’ai froid…
J’ai peur…
Je suis malheureux…
Je suis maltraité…
Je suis heureux…

L’homme peut exprimer tous ses sentiments, toutes ses craintes, ses appréhensions, ses joies, ses attentes et ses espoirs. Il a été doté de la parole et de la mobilité qui lui permettent d’aller s’adresser au bon interlocuteur quel que soit son problème.
S’il a mal, il va chez le médecin ;
S’il a faim ou soif, il se sert tout seul ;
S’il se sent seul, il va voir ses amis.

Mais que peut faire un animal dans les mêmes conditions ?
Comment et avec qui peut-il partager ses peurs, ses douleurs, son stress, sa détresse ?

Que peut faire le chien attaché à une petite chaîne, dans une cour en plein soleil ?
Que peut faire un troupeau d’ânes, dans un champ d’herbe grillée par le soleil, sans eau ?
Que peut faire le jument abandonnée sans nourriture dans une écurie par une maîtresse qui a déménagé sans laissé d’adresse ?

Le chien se couchera, cherchant de l’ombre qu’il ne trouvera pas, en espérant un peu d’eau.
Les ânes gratteront la terre sans relâche comme si cette terre allait enfin leur donner la nourriture et l’eau qu’il attendent.
La jument comprendra, se couchera et perdra peu à peu le souffle de la vie.

Ces animaux sont faits comme nous de chair et de sang : c’est-à-dire que leurs douleurs sont les mêmes que les nôtre.
Mais qui entendra cette souffrance étouffée, ce désespoir silencieux, cette résignation ?

Il y a peu de temps que j’ai rencontré Frédérique ; j’ai tout de suite adhéré à son combat contre cette détresse animale.
A chacune de nos rencontres, je l’ai vue rire, je l’ai vue pleurer, je l’ai vue espérer, je l’ai vue douter, mais pas une seule fois je l’ai vue renoncer.

Frédérique, c’est l’espoir des animaux : c’est celle qui leur donne à boire quand ils ont eu trop soif, c’est elle qui les nourrit quand ils ont souffert de la faim, c’est elle qui les fait soigner lorsqu’ils ont été négligés et surtout c’est elle qui leur donne des tonnes d’amour quand ils en ont manqué.
Il y a certainement dans le monde plein d’autres « Frédérique » qui font la même chose, mais moi je n’en connais qu’une et à celle-ci je dis toute mon admiration pour son courage et un grand merci pour toutes ses actions et je m’adresse à elle en lui disant :

Frédérique, amie reconnue des animaux, je pense que pour si bien les comprendre, vous avez dû être vous-même un animal dans une vie antérieure (peut-être une belle tigresse ?) et je veux vous dire que je vous aime pour tout ce que vous faites pour eux.

Marie Jeanne



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